Organisés à Nice par la Tribune en partenariat avec la Métropole Nice Côte d'Azur, les premiers Grands Prix de l'industrie du futur avaient pour objectif de mettre en lumière les PMI et startups qui innovent et qui se sont déjà emparées de ce qu'est l'industrie du futur. Décernés le 8 novembre, ils comportent 5 catégories rassemblant 15 entreprises et 3 finalistes par catégorie

  1. Industrie et environnement, 3 fiinalistes dans cette catégorie (Développement d’une stratégie RSE) : ETIA (Evaluation Technologique Ingénierie et Applications), McPhy Energy (implanté dans la Drôme) et Sameto Technifil (Dinan). C'est CETIA, originaire des Hauts-de-France près de Compiègne, qui l'a emporté. Surnommée le "Géo-Trouvetou" de l'énergie, elle a fait sienne le principe de l'économie circulaire puisque la PME conçoit et fournit des installations pour la biomasse de traitement, les produits alimentaires et les résidus de l'industrie. Elle emploie 35 salariés pour un chiffre d'affaires de 8,3 M€ et dispose de 5 filiales dont une en Afrique.
  2. Industrie internationale 3 finalistes dans cette catégorie (export de leur savoir-faire en Europe et/ou dans le monde et dont la part du chiffre d’affaires qui en est généré représente au minimum 50 % du chiffre d’affaires total) : Cémoi (Grenoble), Atex France (Saint-Laurent-du-Var) et JPB Système (Jean Pierre Barré) - Grand Prix des Industries de croissance 2014. C'est ETIA, spécialiste des produits auto-freinants pour l'aéronautique et basée en Île-de-France près de Montereau créé en 1995 qui a séduit le jury. La PME est présente aux Etats-Unis depuis 2010, mais aussi en Pologne. Un contrat de 30 ans la lie depuis 2012 à Rolls Royce et depuis 2014 à Safran. Elle avoue par ailleurs investir 5 à 10 % de son chiffre d'affaires en R&D.
  3. Industrie familiale 3 finalistes dans cette catégorie (au minimum, 3 générations qui se sont succédé à la direction de l’entreprise) : Ragni (Cagnes-sur-Mer), Magafor (Fontenay-sous-Bois) et Hexis (Montpellier). C'est  Ragni, concepteur et fabricant d'éclairage public intelligent, qui l'a emporté. L'entreprise s'est très tôt intéressée à la smart city ce qui lui vaut d'être également présente à l'export. La PME réalise 36 M€ de chiffre d'affaires,
  4. Pépite industrielle 3 finalistes dans cette catégorie (industries innovantes, entre 1 an et 3 ans d’existence) : Olikrom, Uwinloc (Toulouse) , et H-Prec (Carros). Venu de Nouvelle-Aquitaine à Pessac, Olikrom, créé en 2015 qui vient de boucler une levée de fonds de 4,5 millions d'euros et qui emploie 14 salariés, a séduit le jury grâce à ses pigments intelligents, très résistants, programmables, proposant des changements de couleur réversibles ou non.
  5. industrie 4.0 3 finalistes dans cette catégorie (proposant des solutions impliquant le numérique) : Dagoma (Roubaix), Coriolis Composites et Fifty Truck (Montoir-de-Bretagne). Fournisseur de cellules robotisées et de logiciels de placement de fibres pour l'aéronautique, Coriolis Composites, créé en 2010 et venu de Bretagne près de Lorient, s'est distinguée. Si elle visait à l'origine le secteur maritime, c'est l'aéronautique qui lui donne sa première chance grâce à Airbus. C'est aujourd'hui l'un de ses clients comme Daher ou Safran.